Dopage mécanique dans le vélo : des révélations attendues en Janvier

LE SCAN SPORT – Le quotidien Le Monde assure qu’Istvan Varjas, l’inventeur du moteur électrique dans les vélos, aurait prévu de dénoncer en janvier des coureurs et des équipes ayant recours à l’utilisation de vélos électriques sur le circuit professionnel.

Il s’appelle Istvan Varjas, a 45 ans et se veut être le père du vélo à moteur électrique. Ce Hongrois qui parle un anglais impeccable a pu être approché par Le Monde, à qui il a révélé de nombreuses anecdotes sur l’utilisation de vélos électriques sur le circuit professionnel. Aucun nom de coureur ou d’équipe n’est cité par Varjas aux journalistes du quotidien français.

C’est tout simplement parce que l’ingénieur hongrois a prévu de «balancer» en Janvier, après les fêtes de fin d’année et la diffusion sur le petit écran américain d’une enquête qui pourrait faire tomber «un ancien champion et une équipe évoluant au plus haut niveau», selon Le Monde. Des révélations qui pourraient provoquer un séisme dans le monde du cyclisme, déjà gangrené par le dopage.

Démonstration de son expertise sur le sujet, il explique que les moteurs électriques des vélos se trouvent à des tailles de plus en plus réduites, avec des batteries d’une autonomie d’une heure, capable de faire gagner «cinquante secondes de répit» avec seulement «dix ou quinze secondes» d’utilisation. «Ça peut marcher avec tous les vélos, il suffit d’y mettre le prix», explique Varjas. Le «père» du vélo à moteur explique même comment détecter facilement les utilisateurs d’un vélo muni d’un moteur dans le cadre: «Il faut regarder la cadence de pédalage. Ces petits moteurs marchent mieux avec une cadence de pédalage élevée», assure-t-il.

Une mauvaise réputation dans le milieu

Concernant les moteurs situés dans les roues, il suffirait tout simplement de peser la roue arrière. S’il y a un moteur, la roue pèse au moins 800 grammes de plus que le poids public. «Si une roue pèse deux kilos, il faut la démonter», prévient Varjas. Si l’homme s’y connaît indéniablement sur le fonctionnement d’un vélo, et à priori du moteur qui va avec, son intégrité est remise en question par de nombreux acteurs du cyclisme professionnel.

«Plusieurs coureurs affiliés à la fédération m’ont dit avoir été approché par M.Varjas. J’ai pris contact avec lui pour lui demander d’arrêter», explique ainsi Umberto Langellotti, président de la Fédération monégasque de cyclisme. «Il ment tout le temps. Il n’a rien inventé. Je l’aimais bien, je le trouvais attachant, il a un côté magique… Mais c’est un escroc», explique Maxime Julien, dont la famille a investi 300.000€ en 2014 «dans un projet de développement de vélo de course motorisé». Beaucoup semblent tirer d’Istvan Varjas une image négative.

Mais lui se défend comme il peut, en tapant par exemple sur l’UCI, qui selon lui manipulerait son public en laissant penser qu’elle lutte activement et efficacement contre le dopage et les vélos motorisés sur ses circuits. Les deux seules personnes qui semblent encore croire en lui aujourd’hui? Greg et Kathy LeMond. L’ancien triple vainqueur du Tour de France et sa femme semblent convaincus qu’avec l’aide d’Istvan Varjas, le dopage mécanique peut être mis à mal. Rendez-vous donc en Janvier pour les révélations du Hongrois ?

Côté Jura Sud Bike, aucune crainte de dopage ! Notre Jojo Remy national a testé “officiellement” le VTT à assistance électrique et il en est revenu enchanté. Au point de craquer pour Noël ? Je vous laisse lui poser la question…